Qui suis-je ?
"Bonjour ! Je m'appelle Mohamed Hamadou, j'ai 61 ans. Je suis père de deux grands enfants de plus de la trentaine et je suis également grand-père. Que dire de plus ? Je suis né à Carcassonne, dans le pays Cathare, d'origine algérienne des montagnes de Kabylie. J'ai commencé mes études par de la biologie moléculaire. Pour rigoler je dis souvent que j'ai un certificat d'études supérieures en biochimie métabolique enzymatique le mot me fait rire."
Quel est ton parcours professionnel ?
"Je suis psychologue du travail diplômé, je suis coach certifié et j'ai également un diplôme de directeur d'établissement social et médico-social. Au niveau professionnel, j'ai fait pas mal d'intérim à une époque. Pas inintéressant aussi pour se forger une personnalité professionnelle. Donc j'ai fait dans le bâtiment, l'industrie, la chimie, très intéressant. J'ai été animateur de quartier pendant plusieurs années pour inciter les jeunes à s'inscrire dans des activités qui leur permettent finalement d'utiliser au mieux leur énergie. En continuité j'ai fait de l'insertion sociale et professionnelle auprès de gens en grandes difficultés, jeunes ou adultes. Ensuite j'ai fait des ressources humaines au sens classique du terme, c'est-à-dire selon deux volets. La gestion de l'emploi et de la formation, je devais aider des salariés de tout type d'entreprises à construire un projet professionnel et déjà il y avait cette notion de bilan de compétences, bilan professionnel pour soit changer de voie complètement ou soit pour trouver des postes en lien avec leurs compétences. Ensuite je suis revenu sur Lyon et et là j'ai participé à la création d'un centre de bilan de compétences et aujourd'hui donc je je travaille avec ABC formation donc je suis ravi. Effectivement je je continue à faire du bilan de compétences."
Qu'est-ce qui te passionne dans ce métier ?
"En fait, j'aime beaucoup mon métier c'est vrai, qui me prend beaucoup de temps j'avoue. Et puis je vois pas le temps passer. C'est un métier que j'ai choisi. Je me suis rendu compte que finalement le bilan de compétences c'est sans doute la démarche qui a la plus grande utilité sociale et personnelle pour les personnes qu'on accueille. Et puis c'est une rencontre où l'on est en individuel, où l'on se choisit. Et étant un peu paresseux dans le sens que je recherche l'efficience, j'ai envie d'être nature et on peut l'être en bilan de compétences bien sûr, avec un cadre déontologique et de la rigueur, puisqu'avec de la rigueur on peut être soi-même. J'aime écouter les histoires, les histoires personnelles, et en plus on travaille sur l'extérieur, l'environnement, qu'est ce qu'il existe comme poste, comment ça marche ? Donc ça ouvre des espaces infinis de réflexion. Sachant que j'ai accompagné des personnes de tout métier, j'ai même accompagné un prêtre.
Quelle est mon approche pédagogique ?
"J'ai envie dire que le bilan, si vous me permettez, si on parle la partie connaissance de soi, j'ai 2 proverbes. Il y a tout d'abord ce qui est écrit sur le fronton de du temple de Delphes : "connais toi toi même et le monde t'appartiendra". Là c'est une vision pratico-pratique de la connaissance de soi dont les grecs avaient besoin. Ils allaient voir la Pythie, l'oracle de Delphes avant de partir à l'autre bout de la Méditerranée donc ils ne savent pas sur quoi ils vont tomber. La seule chose de constant sur lequel on peut avoir une idée c'est soi-même donc c'est connais toi toi même. Le connais toi toi même à une visée très pratique : est-ce que là je négocie, est-ce que là je me montre plus ferme ? Il y a le besoin de savoir où on en est, de savoir quelles sont les situations sur lesquelles on est à l'aise et celles sur lesquelles on a besoin de travailler, donc de monter en compétences.
L'autre est beaucoup moins prosaïque mais c'est important. C'est un poète, Khalil Gibran qui disait "vous aimeriez connaître en parole ce que vous avez toujours connu en pensée. Vous aimeriez toucher du doigt le corps nu de vos rêves et il est bien qu'il en soit ainsi." Là on a le volet de son rapport au monde, au travail, qui est plus centré finalement sur ce qui me donne envie de vivre, le sens. Bien entendu, on reste modeste on ne va pas transformer la vie des gens mais quand même à cet aspect, à ne pas ignorer qui est qu'est-ce qui me donne envie de me lever le matin ? Les deux aspects sont valables puisque c'est comment je trouve le bon poste où je suis bon, où je peux me former, et comment je fais en sorte qu'à minima, je vais pouvoir bien le vivre, apprendre, m'enrichir."
Un dernier mot pour terminer ?
"Alors le bilan de compétences, il a pour objectifs de clarifier ce qui est flou en se posant les bonnes questions et en cherchant la bonne information, c'est une réflexion accompagnée. Même au-delà de ça, vous allez vous poser. C'est prendre soin de son esprit, quelque part et de soi par rapport à son projet. Le doute, quand il reste trop longtemps, ne va pas être bénéfique pour vous. Vous avez tout intérêt à prendre le temps de réfléchir. On est toujours gagnant puisque de toute façon on arrive toujours à savoir quel plan d'action je met en œuvre, ça peut être finalement j'ai compris que c'était le poste qu'il me fallait mais il fallait que je le vois autrement, que je travaille sur certaines situations où je ne savais pas dire non etc. Des situations où je ne sais pas me valoriser ou demander des augmentations. Ou alors c'est complètement un virage à 180 degrés où vous changez complètement de métier. J'étais vendeur dans un magasin de sport, et je me retrouve à être esthéticien à la Réunion et je fais du maquillage à l'autre bout du monde. Tout est possible !"
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